Metaverse tout ce qu’il faut savoir sur le sujet

Le terme metaverse ne date pas d’hier puisque son invention remonte en 1992 et a été inventé par le célèbre romancier Neal Stephenson dans son livre le samouraï virtuel. Ce roman est considéré lui-même comme le précurseur du mouvement cyberpunk. Mais aujourd’hui qu’en est-il du metaverse ? Est-ce juste de la science-fiction ou une nouvelle technologique qui va changer nos vies à tous jamais. C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Metaverse, d’où vient ce concept novateur ?

Utilisé pour désigner un univers hypnotique et indépendant du nôtre. Le metaverse est un réseau de mondes virtuels interconnectés, ou des objets, des personnes et des évènements existent dans un univers parallèle.

Nous pouvons alors définir le metaverse, comme un cyberespace sans connexion internet tridimensionnel en évolution permanente. Cet univers virtuel allie la réalité augmentée et la gamification, pour assembler à la fois les jeux vidéo et le monde réel.

L’expérience utilisateur par exemple est l’une des composantes, qui fait que le métavers est un univers si attrayant pour les marques de luxe. Ainsi, certaines compagnies peuvent faire vivre une expérience hors du commun à leurs clients. Comme acheter un sac de luxe dans une boutique virtuelle.

Le mot métaverse lui-même est défini comme transcendance des univers. Meta qui signifie transcendance et verse qui signifie univers.

Cependant, pour atteindre cette transcendance des univers, divers critiques s’accordent à dire qu’un certain nombre d’attributs clés doivent exister, comme l’interopérabilité et la création de valeurs.

La création de valeurs, qui est désormais possible grâce aux NFT. Ces tokens non fongibles qui permettent de rendre un objet virtuel infalsifiable et donc unique.

Par ailleurs, un certain nombre de plateformes tourne clairement autour du métavers. Notamment Facebook, devenu Méta avec son metavers Horizons World. Cependant, Meta n’est pas le premier à avoir l’idée d’un monde virtuel interconnecté, puisqu’à la fin des années 70, Richard Bartle avait déjà créé le premier « MUD » multi-user dungeon un donjon multijoueur.

Un espace virtuel textuel destiné à rassembler plusieurs parties de jeux de rôle. Mais sans interface électronique, puisqu’à l’époque la technologie n’en était pas encore arrivée là.

Cela nous permet de transiter vers la deuxième partie de cet article :

Les jeux vidéo et le metaverse, une grande histoire d’amour

La période de la covid et après covid a été un moment clé dans l’assemblage, entre le metaverse et les jeux vidéos. De nombreuses entreprises qui étaient réfractaires à l’idée d’interconnecter les joueurs entre eux sont maintenant en train de virer de bord.

Nous pouvons notamment citer l’entreprise Sony qui a pendant longtemps misé sur ses exclusivités dans le monde du jeu vidéo pour faire la différence. Mais qui est actuellement en train de voir pour créer une passerelle entre joueurs de différentes plateformes (Xbox et PlayStation).

Cependant, le concept d’interconnexion entre les mondes dans les jeux vidéo ne date pas d’hier ; Puisqu’en 2003 déjà une application basée sur les principes du metaverse Second Life voit le jour. Néanmoins, le manque d’avancement technologique de l’époque eut raison de l’application et en 2007, les entreprises qui s’y étaient établies ont fini par s’y désintéresser.

Un autre type de jeu qui sans le savoir convergeait dans la direction du metaverse à lui beaucoup mieux vieilli. Je veux bien sûr parler de World of Warcraft. Créé en 2004, c’est le premier jeu sur PC qui permettait de scénariser des quêtes, des batailles et permettaient à des millions de joueurs de communiquer entre eux. L’éditeur de jeux Blizzard avait rendu possible l’impossible en permettant notamment un vrai marché d’achat, de vente et d’échange d’objets virtuels.

Nous pouvons donc facilement faire le rapprochement entre jeux vidéo et Metaverse. D’ailleurs, Le PDG de Facebook lui-même liste divers points communs entre metaverse et jeux vidéo :

Les avatars : des personnages virtuels incarnés par des utilisateurs. Souvent modifiables à l’infinie.

Les éléments de valeurs : au fil du temps, un joueur acquiert de nombreux objets, armes et outils. Mais aussi expérience, compétences qui valent une certaine valeur. De quoi rendre jaloux les autres joueurs.

La personnalisation : Les joueurs de jeux en ligne, comme les avatars, peuvent customiser de nombreux éléments pour les mettre à leurs gouts ou pour mettre en avant devant les autres players.

Une évolution constante : que ce soit dans un jeu vidéo ou dans le metaverse. Le monde évolue constamment. De nouvelles quêtes ou de nouveaux objets voient le jour. Le temps ne s’arrête jamais et les possibilités sont infinies.

Enfin un environnement réaliste et accessible : les joueurs peuvent voyager dans divers endroits, avoir des saisons qui changent, avoir des villes reproduites à l’identique de ce qui est dans la vraie vie.

Bien sûr, toutes ses créations sont un moyen considérable pour les entreprises de faire de l’argent.

Le metaverse la ruée vers l’or du 21e siècle

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token non fongible 
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Matérialisation d’un avatar dans le metaverse

Les célébrités, les désigner ou encore les grandes marques, tous se jettent dans le metaverse et investissent des sommes colossales pour posséder son bout de terrain virtuel, son affiche publicitaire de premier plan ou son immeuble virtuel.

Le cabinet de conseil McKinsey a notamment publié rapport mi 2022 sur un potentiel de plusieurs milliers de milliards de dollars dans le metaverse. 500 milliards de dollars pour être plus précis. Un nouveau terrain de jeux pour les entreprises commet Gucci, LVMH, Carrefour ou encore Nike qui ont posé leurs valises dans The Sandbox en achetant dans un premier temps des parcelles. Puis en testant l’expérience utilisateur.

Certaines marques de luxe comme Gucci permettent d’acheter des objets directement dans le métavers. Notamment des sacs à main dans le monde virtuel de Roblox. Des produits qui sont achetés dans le monde virtuel, puis livré chez vous dans le monde réel.

Comme dans le monde réel, une vraie économie autour de l’achat de terrain, de shopping, la création de magasins numériques voient le jour dans ce monde virtuel. Mais comment ces opérations sont-elles réalisées ? Quels sont les documents nécessaires pour réaliser des achats dans le métaverse ?

La réalisation des transactions se fait à l’aide de la technologie de la blockchain, des NFT et de wallet crypto comme Metamask.

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, sécurisée, transparente, et fonctionnant sans organe central de contrôle.

Si vous souhaitez posséder un terrain virtuel, un objet, ou un bâtiment, il vous faudra acheter un NFT. Aussi appelé jeton non fongible. Cette technologie permet de rendre un objet virtuel unique et infalsifiable. C’est ce qui rend les objets virtuels si chers.

Pour posséder un NFT, il vous faudra créer un portefeuille crypto, afin d’y placer de la monnaie fiduciaire, pour ensuite l’échanger contre des crypto-monnaies. Metamask est à l’heure actuelle le hot wallet le plus utilisé de l’écosystème crypto.

Comme nous pouvons le voir, il existe déjà de nombreuses entreprises qui exploitent la réalité virtuelle, pour améliorer l’expérience utilisateur, vendre des produits /services, ou créer une communauté.

La technologie qui fait fonctionner se meta univers

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token non fongible 
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blockchain 
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meta univers
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Une personne qui est en train d’être dématérialisé

Le métavers offre une expérience immersive hors du commun. Son objectif, éliminer les limites de l’écran. L’utilisateur ne contrôle pas seulement le joueur, il est le joueur. Il peut se déplacer et contrôler des objets, interagir avec d’autres avatars et participer activement au développement de cet univers.

Bien entendu, cette technologie utilise un ordinateur pour y accéder. Mais la révolution réside dans les outils qui l’accompagnent, comme les casques VR, les NFT et la technologie blockchain.

C’est le web 3.0 qui est la clé du metaverse.

Selon l’entreprise Roblox, il existe 7 éléments principaux qui constitue le véritable metaverse :

L’identité : l’utilisateur possède une identité virtuelle, qu’elle soit liée ou non à une identité réelle

La diversification : Le méta-univers fournit une variété de contenues inégalées, notamment en termes de gameplay, d’objets numériques et artistiques.

L’immersion : L’expérience du metaverse permet d’entrer dans une bulle et d’oublier tout le reste autour.

Un système économique : le métavers doit proposer son propre système économique, d’où l’intervention des NFT et des crypto-monnaies.

Une faible latence : Tout dans le meta univers se fait de manière synchrone, sans asynchronie ni retard.

Un contact : L’objectif même de l’univers augmenté est de proposer une expérience utilisateur hors du commun, de pouvoir communiquer avec les autres comme s’ils étaient réellement devant nous

Une accessibilité à tout moment : Cet univers virtuel doit être accessible depuis n’importe quel appareil et chacun doit pouvoir s’y plonger à tout moment et en tout lieu.

Les entreprises exploitant le metaverse

Comme nous l’avons vu, de plus en plus d’entreprises s’intéressent au metaverse et notamment les entreprises dans le luxe et des nouvelles technologies.

La première en liste, est bien sûr Meta : Le 28 octobre 2021 Mark Zuckerberg annonce officiellement que Facebook est rebaptisé « Meta » et dédira une large partie de son business à la création du métavers. Baptisé « Horizon Worlds » Il faut noter que ceux changement d’orientation a couté plus de 13 milliards de dollars à la compagnie en 15 mois.

De plus, en 2014, Facebook avait déjà racheté Oculus. Ce géant de la technologie, qui avait créé un casque de réalité virtuelle.

Enfin, le PDG de Meta est très optimiste par rapport au métavers et pense même qu’il va remplacer le web actuel.

Microsoft, l’autre géant de l’informatique, est aussi dans la course, pour se placer dans le métavers. Ils ont notamment créé un hologramme et sont en train de mettre au point des applications XR avec Microsoft Mesh.

Enfin, l’entreprise Roblox, une plateforme de jeu dans le métavers très populaire, vise à faciliter la création d’une économie de créateurs en permettant aux utilisateurs de configurer leurs propres espaces virtuels.

Cette plateforme s’est fait connaître particulièrement grâce à la liberté qu’ont les joueurs dans le métavers. Ils peuvent explorer différents espaces et profiter de divers jeux.

Roblox a de plus organisé divers festivals tels que l’Electric Carnival (EDC) en 2021

Il existe aussi d’autres entités que les jeux, comme les banques qui s’intéressent de très près au métavers. JP Morgan, HSBC et Axa pour ne citer qu’eux ont tous pris des parcelles et créé des agences virtuelles.

Une vision résumée ainsi par Cyrille Magneto, VP Innovation d’AXA France :

“Le métavers nous permet de présenter une image différente de la marque, d’attirer de nouveaux clients et de faire venir des talents de la tech.

Certains de nos collaborateurs utilisent déjà le métavers pour aller prospecter des clients”.

Cependant, même si les 2 dernières années ont été du pain bénit pour les nouvelles technologies, beaucoup de problèmes sont encore à résoudre dans le metaverse.

Les problèmes majeurs qui touchent le monde virtuel de demain

La première problématique est que les clients ne sont pas légions dans le metaverse. Pour la simple raison qu’il n’est pas si simple de se rendre dans le métavers. Tout le monde ne peut pas se rendre dans The Sandbox en claquant des doigts.

Pour entrer dans le jeu, vous avez notamment besoin :

-d’un casque à réalité augmentée

-d’un portefeuille crypto

-de connaissances de base sur la blockchain

Au-delà de la simple limitation du matériel, les réseaux mondiaux et les capacités informatiques ne permettent pas d’alimenter un monde numérique persistant. Même si celui-ci peut être expérimenté en temps réel par des millions d’utilisateurs simultanément.

En fait ce n’est pas tant le niveau de réseautage et de puissance informatique qui pose un problème, mais la consommation d’énergie.

Actuellement, même les précurseurs du metaverse, comme Fortnite, ne peuvent pas donner aux joueurs la possibilité de recréer leur propre contenu sur d’autres plateformes. Pour assurer une véritable interopérabilité multiplateforme, les boîtes propriétaires doivent être prêtes à renoncer à un certain contrôle.

Mais il faut tout de même garder espoir, puisque dans une annonce récente sur The Big whales Frank Desvignes, associé chez True Global Venture et investisseur dans The Sandbox affirme que : « Nous sommes passés de 10 à 230 studios de création dans The Sandbox sur les 12 derniers mois » explique-t-il.

Il faut donc laisser au métavers le temps nécessaire pour évoluer et attendre patiemment ce que nous réserve le futur de la réalité augmenté.

Sacha Berthelot

Sacha Berthelot

Passionné de marketing et d'écriture, j'ai vite décidé de me spécialiser dans le copywriting et le SEO, pour pouvoir mettre ma plume au service des gens ! Ici, vous trouverez tout ce qu'il faut savoir sur les NFT, le Métavers et le web 3

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